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Ma ville se prépare Contenu Message de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Prévention des risques de catastrop...

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Ma ville se prépare

Contenu

Message de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Prévention des risques de catastrophe Pourquoi les villes courent-elles un danger ? Les aléas naturels : une préoccupation croissante pour les urbanistes Qu’est ce qui entraîne le risque de catastrophe dans les contextes urbains ? Faits et chiffres

Qu’est ce qu’une ville résiliente face aux catastrophes ? Liste de vérification : Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes La réduction du risque urbain en tant qu’opportunité – quels en sont les avantages ?

La Campagne Pour des villes résilientes Principaux objectifs de la campagne Les partenaires de la campagne Les maires et les gouvernements locaux – les clés pour bâtir des villes résilientes Que pouvez-vous faire pour rendre votre ville plus résiliente ? Joignez-vous à la campagne ! Comment sélectionner une ville pour la campagne Pour en savoir plus

Ma ville se prépare

Votre ville se prépare-t-elle ? Plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans des villes ou des centres urbains. Les zones urbaines sont vitales pour la survie de la société. Elles servent de moteur économique aux nations, elles sont des pôles de technologie et d’innovation, et constituent la preuve vivante de notre patrimoine culturel. Mais les villes peuvent également devenir des générateurs de nouveaux risques : le manque d’infrastructures et de services, la dégradation de l’environnement urbain, l’augmentation des établissements humains informels et le milliard de personnes habitant dans des bidonvilles dans le monde entier rendent un grand nombre de citadins plus vulnérables aux aléas naturels. La Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (UNISDR) travaille avec ses partenaires afin d’augmenter la sensibilisation aux risques urbains en vue de pratiques de développement durable qui réduiront les risques de catastrophe et accroîtront le bien-être et la sécurité des personnes. Il est important d’ investir aujourd’hui pour des lendemains meilleurs. En se basant sur des campagnes antérieures consacrées à la résilience des écoles et des hôpitaux, les partenaires de l’ISDR lancent une nouvelle campagne en 2010 : Pour des villes résilientes . Cette campagne vise à convaincre les dirigeants des villes et les gouvernements locaux à s’engager sur une liste de “Dix points essentiels” qui rendront les villes résilientes et permettront de travailler main dans la main avec tous les partenaires locaux, les réseaux sur le terrain et les autorités nationales. L’UNISDR et ses partenaires ont développé cette liste de dix points qui permettront à tous les acteurs essentiels de la vie urbaine de se joindre à la campagne. L’engagement, à un ou plusieurs points essentiels de la campagne, permettra aux gouvernements locaux et à d’autres organismes de mettre en place le Cadre d’action de Hyogo pour 20052015 : Pour des nations et des communautés résilientes face aux catastrophes, adopté par 168 gouvernements en 2005. Une bonne gouvernance urbaine et locale

est la clé de voûte de cette résilience ! La réduction des risques urbains offre de nombreux avantages. Lorsqu’elle est appliquée avec succès et qu’elle fait partie d’une urbanisation durable, les villes résilientes aident à réduire la pauvreté et favorisent la croissance et l’emploi ainsi qu’ une plus grande équité sociale. Elle offrent de nouvelles perspectives commerciales et contribuent à créér des écosystèmes mieux équilibrés ainsi qu’a des systèmes de santé et d’enseignement plus efficaces. J’en appelle aux maires et aux gouvernements locaux pour qu’ils rejoignent la campagne Pour des villes résilientes : Ma ville se prépare et pour qu’ils réfléchissent à la manière dont ils pourront s’engager sur autant de points essentiels que possible. Les maires et les gouvernements locaux constituent l’échelon institutionnel le plus proche des citoyens et on attend d’eux qu’ils répondent aux besoins et à la sécurité de leurs électeurs. Leur participation et leur leadership sont vitaux. J’en appelle également à la société civile, aux urbanistes et aux professionnels de différents domaines de la ville, aux autorités nationales et aux groupes communautaires pour qu’ils contribuent au développement de solutions innovantes et pour qu’ils s’engagent auprès des gouvernements locaux à réduire les risques et à encourager une bonne gouvernance en travaillant de concert. Le succès de la campagne se mesurera au nombre de maires et de gouvernements locaux qui l’auront rejointe et qui s’engageront en tant que champions, villes modèles et participants aux villes résilientes ; au nombre de partenariats durables et d’alliances locales qui se développeront parmi les groupes de citoyens et les organisations présentes sur le terrain, dans les universités et dans le secteur privé ; au nombre de villes qui introduiront de nouveaux plans ou changements afin de réduire les risques. La catastrophe sismique de 2010 qui a dévasté Port-auPrince, la capitale d’Haïti, et d’autres villes ainsi que le tremblement de terre et le tsunami du Chili sont autant d’avertissements. L’ inaction ne constitue pas une réponse.

Ce kit d’information esquisse les caractéristiques d’une ville résiliente face aux catastrophes et définit ce qui constitue un risque urbain. Il fournit des faits et des chiffres importants sur les risques de catastrophe et décrit la Campagne 2010-2011 Pour des villes résilientes. Il informe les maires, les gouvernements locaux et d’autres acteurs locaux sur les actions à entreprendre maintenant pour que leurs villes soient mieux protégées contre les catastrophes et sur la manière dont ils peuvent s’impliquer dans la campagne.

Margareta Wahlström, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Prévention des risques de catastrophe

“ J’appelle les autorités locales à accélérer leurs efforts pour rendre les villes plus sûres afin d’éviter des pertes en vies humaines et en biens matériels. J’ai visité de nombreux endroits dans le monde, j’ai vu de mes yeux la manière dont les gouvernements locaux peuvent contribuer à [..] des défis mondiaux. Il n’y a pas que les gouvernements nationaux. Il n’appartient pas qu’au Président ou au Premier Ministre ou aux Ministres du Gouvernement d’aborder les problèmes du changement climatique, du développement économique durable et de la pauvreté et de la maladie. Nous avons besoin de l’appui et de la participation des dirigeants locaux : les maires, les gouverneurs, les responsables de comtés. ” Message du Secrétaire Général des Nations Unies,

Mr. Ban Ki-moon À Incheon, le 11 août 2009

Engagez-vous aujourd’hui pour rendre votre ville résiliente face aux catastrophes

Activités de sensibilisation aux Philippines

Ma ville se prépare

Pourquoi les villes courent-elles un danger ? Les aléas naturels: une préoccupation croissante pour les urbanistes L’urbanisation rapide a apporté la prospérité et de nouvelles opportunités aux populations croissantes. Cela est surtout vrai lorsque les villes sont bien planifiées et bien gouvernées, et que le développement des infrastructures et des services suit. Il y a beaucoup de villes en croissance rapide dont la vulnérabilité s’est vue réduite ou maîtrisée par une bonne gouvernance. L’une d’entre elles est Curitiba au Brésil : il s’agit là d’une ville qui est passée d’une population d’environ 150 000 habitants en 1950 à 2,5 millions aujourd’hui. Elle dispose de politiques environnementales innovantes – y compris une protection contre les inondations – et d’un cadre de vie d’une grande qualité. La population d’une autre ville brésilienne, Porto Alegre, a été multipliée par sept depuis 1950 et s’élève maintenant à 3,5 millions d’habitants, avec de solides organisations de terrain et le droit d’influencer les autorités pour que certains investissements publics soient prioritaires. Cette politique délibérée de participation citoyenne au gouvernement local a été payante, donnant aux habitants de Porto Alegre des indicateurs de cadre de vie et une espérance de vie comparables à ceux des habitants de villes d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord1. Mais il s’agit là d’exceptions, de « success stories ». La réalité est bien plus alarmante. Lorsqu’elle est associée à l’impact d’événements climatiques extrêmes et à une pauvreté croissante – un milliard de personnes vivent maintenant dans des bidonvilles urbains et dans une misère extrême –, la surpopulation dans les villes a également créé de nouvelles pressions. De plus en plus de personnes s’installent dans des zones potentiellement dangereuses comme des collines instables, des flancs de volcans ou des failles sismiques, des plaines inondables et des zones côtières. Elles le font parce que les urbanistes et les gouvernements locaux ne

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leur fournissent pas d’autres alternatives, parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers de s’installer sur des terrains plus sûrs, ou parce qu’ils ont besoin de se trouver plus près de leur source de revenus. Les aléas naturels constituent une source de préoccupation majeure pour les urbanistes et les dirigeants. Les impacts de ces événements sont de plus en plus coûteux en vies humaines et en biens matériels. Selon le Centre de Recherche sur l’Epidémiologie des Désastres (CRED), au cours de la première décennie du 21ème siècle (de 2000 à 2009), les tremblements de terre ont été responsables d’environ 60 pour cent des pertes en vies humaines causées par les catastrophes naturelles. Les catastrophes naturelles climatiques telles que les inondations, les crues éclairs, les cyclones tropicaux, la sécheresse, les feux de friches et les vagues de chaleur affectent actuellement de plus en plus de populations dans le monde. Le changement climatique s’accélère et la fonte des glaciers a des conséquences graves, parmi lesquelles la disparition des lacs glaciaires et les inondations soudaines. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’élévation du niveau de la mer expose des centaines de villes situées sur des zones côtières basses et des petites îles de faible altitude à un risque de catastrophe naturelle. L’ONU-HABITAT estime qu’il existe 3 351 villes situées sur des zones côtières basses dans le monde. Parmi les 30 villes les plus importantes, 19 sont situées sur des deltas de fleuves. Les dix villes les plus importantes, en termes de populations exposées aux risques d’inondations, sont Mumbai, Guangzhou, Shanghai, Miami, Ho Chi Minh Ville, Kolkata, le Grand New York, Osaka-Kobe, Alexandrie et la NouvelleOrléans.

Menegat, Rualdo (2002), “Environmental management in Porto Alegre”, Environment and Urbanization, Vol. 14, No. 2, Octobre, pages 181 à 206.

Vue d’ensemble des aléas naturels et des préoccupations urbaines Les aléas naturels affectent les villes de différentes manières. Toutefois, le risque reste important si les autorités municipales ne parviennent pas à gérer le surpeuplement, l’urbanisation rapide et la dégradation de l’environnement.

Tremblement de terre Préoccupations urbaines : Un grand nombre de villes ayant un habitat et une population denses sont construites sur des failles sismiques. Des bâtiments mal construits ou mal entretenus et ne disposant pas des protections antisismiques ne peuvent pas supporter la force des chocs sismiques et sont plus susceptibles de s’écrouler. La plupart des pertes en vies humaines à la suite de tremblements de terre sont dues à des immeubles qui s’effondrent.

Glissement de terrain Préoccupations urbaines : Un nombre croissant de maisons mal construites ou de fortune, qui ont poussé comme des champignons sur des pentes escarpées, ou en bas de celles-ci, sur des falaises ou à l’embouchure de fleuves dans des vallées montagneuses, associé à un mauvais réseau d’égouts ou à une protection défectueuse des pentes, expose davantage de personnes à des glissements de terrain catastrophiques, déclenchés par une saturation en eaux pluviales ou par une activité sismique.

Éruption volcanique Préoccupations urbaines : Les constructions sur des flancs volcaniques ou sur les trajets historiques de coulées de boue et/ou de lave mettent en danger des millions de personnes. Des systèmes d’alerte rapide adéquats et des constructions résistantes à la cendre et aux coulées de lahar constituent des sources d’inquiétudes pour les zones urbaines et rurales situées à proximité des volcans.

Tsunami Préoccupations urbaines : Un grand nombre de villes ont été construites sur des régions côtières exposées aux tsunamis. Une construction adéquate, des systèmes d’alerte rapide et des plans d’évacuation sont des mesures essentielles pour gérer ces problèmes.

Cyclone tropical Préoccupations urbaines : Un grand nombre de zones urbaines sont exposées aux cyclones, aux tempêtes et aux fortes pluies. Des constructions résistantes au vent, des systèmes d’alerte rapide avec des messages aux familles pour qu’elles ferment leurs fenêtres et pour qu’elles sécurisent leurs logements et, le cas échéant, qu’elles les évacuent, constituent des mesures essentielles (voir également Inondation).

Inondation Préoccupations urbaines : Les inondations soudaines constituent un aléa urbain croissant parce qu’une terre bétonnée et compactée n’absorbera pas l’eau, parce que les grands espaces ont été colonisés, parce que des travaux d’ingénierie ont détourné les cours d’eau, parce que les réseaux d’égouts urbains sont inadéquats. L’habitat implanté sur les berges de fleuves ou près de deltas peut être mal construit ou situé sur des sites dangereux.

Incendies Préoccupations urbaines : Les incendies urbains sont provoqués par des explosions industrielles ou des tremblements de terre. Les incendies accidentels sont graves, en particulier dans les établissements humains informels. Les risques d’incendies sont en augmentation du fait de la densité d’habitations, de nouveaux matériaux de construction, de bâtiments plus hauts, et d’une plus grande utilisation de l’énergie dans les zones de concentration. Des incendies rapides et non contrôlés peuvent atteindre les zones urbaines.

Sécheresse Préoccupations urbaines : La sécheresse est une catastrophe croissante qui progresse lentement et qui déclenche des migrations vers les zones urbaines, exerçant une pression sur l’habitat, l’emploi, les services de base et les produits alimentaires provenant des campagnes environnantes. Un grand nombre de taudis en Afrique sont habités par des familles rurales qui ont dû quitter leurs villages à cause de la sécheresse ou de conflits qui se sont prolongés.

Ma ville se prépare

Quels sont les facteurs de risque des agglomérations urbaines ? “ À travers la campagne destinée à améliorer la sécurité des villes et à réduire les risques urbains, nous pouvons sauver des vies, avancer dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement, aider à protéger les ressources naturelles, le patrimoine urbain et les activités économiques … ”

Rishi Raj Lumsali, Président de l’Association du comité de développement des districts du Népall

Populations urbaines en augmentation - et densités croissantes De nos jours, plus de 3 milliards de personnes – la moitié de la population mondiale – vivent dans des zones urbaines. Pour la première fois dans l’histoire, un plus grand nombre de personnes migrent vers les villes, poussées par l’espoir de trouver de meilleures opportunités ou fuyant la pauvreté, la dégradation de leur environnement, les conflits, les inondations ou la sécheresse sévissant dans les zones rurales. La croissance naturelle contribue aussi largement à l’augmentation et à la densité de la population urbaine. Une densité élevée de la population constitue un facteur de risque significatif lorsque la qualité de l’habitat, des infrastructures et des services est mauvaise. Si un grand nombre de zones résidentielles à haute densité en Europe, au Japon et en Amérique du Nord sont en fait des endroits sûrs qui protègent leurs habitants des tempêtes, de la pluie et des tremblements de terre, il n’en va pas de même pour un nombre croissant d’établissements humains informels. Vers le milieu du 21ème siècle, on prévoit que la population urbaine totale dans les pays développés aura plus que doublé, passant de 2,3 milliards de personnes en 20052 à 5,3 milliards en 2050. Les trois quarts environ de la population urbaine et la plupart des villes les plus peuplées se trouvent actuellement dans des pays à revenus faibles à moyens – ce qui représente un chiffre qui a été multiplié par sept depuis les années 19503.

Une gouvernance urbaine faible La manière dont est gouvernée cette population dense et à croissance rapide, ainsi que les services dont elle dispose, sont d’une grande importance pour son développement et pour réduire les risques de catastrophe auxquels elle s’expose. Dans les pays à hauts revenus, un réseau complet d’infrastructures et d’institutions permet de réduire les risques de catastrophe naturelle et l’impact des aléas. Les populations urbaines considèrent comme acquis le fait de disposer d’institutions, d’infrastructures, de services et de réglementations les protégeant des catastrophes naturelles – y compris des conditions climatiques extrêmes, des inondations, des incendies

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et des accidents technologiques. Ces institutions pourvoient également à leurs besoins quotidiens : services médicaux intégrant des services d’urgence, et réseaux d’égoûts et d’évacuation des eaux pluviales destinés aux besoins quotidiens mais pouvant aussi gérer les tempêtes. Seule une faible proportion de centres urbains dans les pays à revenus faibles à moyens dispose d’un tel réseau d’institutions, d’infrastructures, de services et de réglementations. Dans les cas de mauvaise gouvernance urbaine, les autorités locales se révèlent incapables de fournir des infrastructures, des services ou des terrains sûrs destinés à l’habitat. Un gouvernement, disposant de ressources faibles et manquant de moyens d’investissement et de compétences, non engagé dans une planification stratégique et participative de l’urbanisation et n’offrant aucun espace en faveur des citoyens à faibles revenus, ne s’attachera pas à relever les défis posés par la résilience et accroîtra la vulnérabilité d’une grande partie de la population urbaine. Une grande majorité de la population de villes telles Mumbai et Bangalore vit dans des taudis ou des établissements humains informels dépourvus de services de base. Mais ces villes sont suffisamment prospères pour régler ces problèmes. Les réformes constitutionnelles indiennes soutiennent maintenant davantage de gouvernements locaux responsables et le gouvernement central a affecté des capitaux très importants pour venir en aide aux administrations urbaines4.

Absence de planification du développement urbain Les défis lancés par la croissance rapide d’un grand nombre de villes et le déclin d’autres villes, par l’expansion du secteur informel et le rôle des villes à la fois pour provoquer et atténuer les changements climatiques, requièrent tous des systèmes de planification solides. De nombreuses villes latinoaméricaines, africaines et asiatiques ont vu leur taille doubler en moins de 30 ans. L’ONU-HABITAT estime que, vers 2015, 12 des 15 plus grandes villes du monde seront situées dans des pays en développement. Une grande partie de l’expansion urbaine se fait en dehors des cadres officiels et légaux des codes de construction, des réglementations concernant les plans d’aménagement du territoire

ONU-HABITAT (2009), Planning Sustainable Cities: Global Report on Human Settlements 2009, Earthscan, London and Sterling, VA. Satterthwaite, David (2007), The Transition to a Predominantly Urban World and its Underpinnings, Document d’analyse sur les établissements humains, Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), Londres. Dodman, David, Jorgelina Hardoy et Satterthwaite, David (2009), “Urban Development and Intensive and Extensive Risk”, article de fond dans ISDR Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction 2009, Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), Londres.

et les transactions sur les terrains. Les instruments de planification existants ne sont souvent pas réalistes. L’urbanisation durable requiert qu’un ensemble de mesures soit en place pour gérer les programmes de risques et d’urgence, et pour faire respecter la réglementation concernant la planification urbaine et les codes de construction, en se basant sur des normes réalistes qui n’excluent pas les pauvres.

Manque de terrains disponibles pour les citoyens à faibles revenus La plupart des habitants pauvres des villes sont plus exposés aux aléas et aux catastrophes naturelles du fait qu’ils vivent dans des établissements humains informels et sur des sites dangereux où les services de base sont souvent inexistants. Actuellement, un foyer sur quatre vit dans la pauvreté dans les pays en développement, 40 % vivent dans des villes en Afrique. Dans les pays en développement, 25 à 50 % de la population vit dans des établissements humains informels ou dans des taudis dans les centres urbains et autour de ceux-ci, et ces populations s’accroissent de 25 millions de personnes par an5.

Constructions inadéquates Des constructions inadéquates mettent inutilement en danger des millions de personnes. Nombre d’entre elles meurent ou sont gravement blessées lorsque les immeubles s’effondrent à la suite de tremblements de terre, de glissements de terrain, de violentes tempêtes, d’inondations soudaines et de tsunamis. Selon les statistiques disponibles, jusqu’à 80 % des morts survenant à la suite de catastrophes naturelles est dû à l’effondrement d’immeubles. Les codes et la réglementation concernant la construction ont établis des normes de sécurité de base, y compris dans le cadre de la protection contre les incendies et de la résilience aux aléas naturels dans un grand nombre de pays. Les pratiques de construction et le respect des réglementations sont essentiels, mais sont souvent inexistants. La réduction des coûts, l’absence de primes ou des primes faussées, dues à la corruption, sont les raisons principales pour lesquelles même des immeubles bien conçus peuvent s’effondrer. Des établissements informels et des constructions illégales ou bâties sans système de protection abritent la plupart des citadins dans les pays en développement. Même s’ils en ont les moyens financiers, les habitants ne disposant pas de droits de propriété ou bénéficiant d’une jouissance

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précaire n’investiront pas dans des structures ou des améliorations de protection. L’amélioration des infrastructures essentielles et des bâtiments publics constituerait une condition minimum pour une urbanisation durable et résiliente. Des écoles et des hôpitaux sûrs fourniraient les abris et les services nécessaires. L’évacuation des eaux pluviales préviendrait les inondations et les glissements de terrain - et à bas prix.

Concentration de biens matériels La croissance économique a été plus rapide sur les zones côtières et à proximité des grands fleuves navigables, ce qui l’expose tout particulièrement aux risques d’inondation, à l’élévation du niveau de la mer et aux événements climatiques extrêmes qui pourraient devenir plus fréquents et plus intenses du fait des changements climatiques. Les biens matériels ont tendance à se concentrer dans les grandes villes. Les catastrophes naturelles qui les touchent peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’économie locale et nationale, et sur la vie des personnes (mortalité et blessures graves), comme ce fut le cas lors du grand tremblement de terre de Hanshin Awaji qui détruisit le port et une grande partie de la ville de Kobe au Japon, en 1995. Entièrement reconstruite, la ville de Kobe a depuis lors, mis en place un ensemble complet et innovant de politiques et d’actions destinées à gérer le risque de catastrophe naturelle.

Déclin des écosystèmes Les écosystèmes fournissent des avantages et des services importants aux villes et aux gouvernements locaux. Cependant, du fait d’un développement urbain sauvage et d’une croissance économique non planifiée, un grand nombre d’écosystèmes ont été significativement altérés et exploités, ce qui entraîne un déséquilibre dangereux. La squattérisation des voies d’eau et l’absence d’un réseau d’égouts adéquat ont mis un grand nombre de zones urbaines en danger d’inondations soudaines. La déforestation a conduit à une érosion des flancs de collines, rendant les habitants plus vulnérables aux glissements de terrain déclenchés par les pluies violentes, et l’utilisation du béton a modifié la capacité des terres à absorber les inondations soudaines. 60 % des services de l’écosystème sont en baisse alors que leur consommation subit une augmentation de plus de 80 %6. Moins de la moitié des villes dans le monde disposent de plans7 d’environnement urbain.

Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ISDR) (2009), Réduction des risques de catastrophe : Bilan mondial 2009, Nations Unies, Genève. Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (2005), Les écosystèmes et le bien-être de l’Homme : État actuel et tendances : Découvertes du Groupe de travail sur l’état actuel et les tendances. Island Press, Washington D.C. Alber, Gotelind et Jollands, Nigel (2009), “Cities, their energy use, and washing lines”, Urban World, Volume 1, Issue 4, pages 8 à 10.

Ma ville se prépare

Faits et chiffres Les villes sont non seulement les foyers de trois milliards de personnes, mais également les moteurs économiques de nos sociétés et c’est à elles que l’on doit la plupart des richesses des pays. En fait, la plus grande partie du PIB mondial de 39,4 trillions (chiffre de 2007, en dollars US 2000 constants) est générée dans les environnements urbains.9

Pertes prévues à la suite de tremblements de terre dans les mégapoles Istanbul: On s’attend à ce qu’un important tremblement de terre à Istanbul fasse 40 000 morts, 200 000 blessés et 400 000 sans abri. Environ 40 000 bâtiments pourraient demeurer inhabitables ou s’effondreront entièrement comme des châteaux de cartes. 300 000 autres pourraient subir des dommages modérés à sévères. Les pertes économiques directes dues uniquement à ces dommages immobiliers s’élèveraient à quelque 11 milliards de dollars US. Téhéran: Les failles de Téhéran Nord et de Mosha situées au nord du Grand Téhéran et la faille de Rey dans les limites sud de la ville peuvent générer Mw= 7,2 et 6,7 respectivement. Selon les scénarios de tremblements de terre développés dans le cadre du JICA-CEST, 1999-2000, il pourrait y avoir de 120 000 à 380 000 morts si l’une des deux failles devait bouger, du fait de la vulnérabilité des structures existantes. Mumbai: Plusieurs études ont suggéré que l’un des éléments les plus vulnérables et en danger à Mumbai est constitué par son parc immobilier, qui contribue très certainement à augmenter la mise en danger de sa population. La région de Mumbai est entièrement urbaine et son parc immobilier présente un riche mélange de plusieurs technologies différentes. Un tremblement de terre d’un niveau d’intensité modérément faible de VII (sur l’échelle MSK) dans la ville pourrait entraîner 34 000 morts s’il se produisait très tôt le matin. Les risques d’inondation sont élevés. Ville de Kathmandu: Un important afflux de migrants a accru la pression sur les autorités locales pour la fourniture de logements et de services de base. La vieille ville est particulièrement vulnérable du fait : a) de mauvaises conditions de vie dans des quartiers présentant une densité élevée d’habitants, b) de la faible capacité des immeubles à supporter des forces sismiques, c) de chaussées étroites limitant l’accès en cas d’urgence, et d) de possibilités limitées en fourniture en eau et d’installations électriques compliquées dans lesquelles des incendies peuvent facilement se déclencher.8

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Petits centres urbains En Afrique, en Asie et en Amérique latine, beaucoup vivent dans des dizaines de milliers de petits centres urbains et dans des centaines de milliers de grands villages de plusieurs milliers d’habitants pouvant être également considérés comme de petits centres urbains. Les moyens dont disposent leurs populations pour faire face aux catastrophes naturelles méritent d’être pris en considération – compte tenu notamment de la grande quantité d’informations qui existe sur les grandes villes ou les mégapoles. Dans les pays à faibles et moyens revenus, on trouve bien plus d’habitants dans de petits centres urbains que dans des mégapoles.

Certains constructeurs turcs, parmi les plus importants du pays, ont admis s’être servis de matériaux de mauvaise qualité et avoir fait usage de mauvaises pratiques lors du boom de la construction urbaine. Dans une entrevue concédée en 2009 au magazine turc Referans, un promoteur turc milliardaire décrivait la manière dont, dans les années 1970, du sable de mer et de la ferraille étaient régulièrement utilisés pour la construction de bâtiments en béton armé. « À cette époque, c’était le meilleur matériau. » a-t-il déclaré, selon une traduction de l’entrevue. « Il n’y avait pas que nous, toutes les entreprises en faisaient de même. Si un tremblement de terre se produit à Istanbul, même l’armée sera incapable de pénétrer dans ces bâtiments.  Source: In megacities, ‘rubble in waiting’; Millions are put at risk by flimsy housing built in populous quake zones (Dans les mégapoles, « décombres en devenir » ; on fait courir un danger à des millions de personnes du fait d’un habitat fragile construit dans des zones sismiques très peuplées) par Andrew C Revkin, International Herald Tribune, 26 février 2010.

Tremblements de terre et initiative des mégapoles (2010), Megacities Disaster Risk Management Knowledge Base (MDRM-KB), http://www.pdc.org/emi/emihome.html. Development Data Platform (DDP) (2008), Données relatives à la population : Division de la population des Nations Unies, Development Data Group World Population Prospects, Révision 2006, Banque mondiale, Washington D.C.

photo ville photo petite ville

Chaque année 25 millions de personnes en plus viennent habiter dans des bidonvilles et des établissements informels qui sont Eight of the ten most populous cities in the world are threatened by earthquakes, and six souvent construits sur des terrains out of ten are vulnerable to storm surge and waves . dangereux, destsunami pentes instables et des plaines inondables. 2

ONU-HABITAT, Rapport 2010 sur l’état des villes dans le monde

Engagez-vous aujourd’hui pour rendre votre ville résiliente face aux catastrophes

Ma ville se prépare

Qu’est ce qu’une ville résiliente face aux catastrophes ? Quelques définitions Un certain nombre d’actions peuvent être entreprises par les gouvernements locaux, les citoyens, le secteur privé pour rendre une ville plus résiliente. Les aléas naturels surviendront toujours à des degrés différents de magnitude et de sévérité, mais ils ne seront pas forcément dévastateurs. Votre ville est-elle prête ?

Une ville résiliente face aux catastrophes est une ville: •

dans laquelle les habitants participent, décident et planifient leur ville en même temps que les autorités gouvernementales locales, en fonction de leurs compétences et de leurs ressources



qui dispose d’un gouvernement local compétent et responsable qui prévoit une urbanisation durable avec la participation de tous les groupes



dans laquelle beaucoup de catastrophes naturelles sont évitées parce que la totalité de la population vit dans des maisons et dans des quartiers disposant de bonnes infrastructures (canalisations d’eau, réseau d’égouts et d’assainissement de l’eau, routes praticables quelque soit le temps, électricité) et de bons services (soins médicaux, écoles, ramassage des ordures, services d’urgence), et dans des structures respectant des codes de construction judicieux qui excluent toute formation d’établissements humains informels sur des plaines inondables ou des pentes abruptes par manque de terrains.



qui comprend ses dangers et qui développe une solide base de données locale concernant les aléas et les risques, et les personnes en danger et celles qui sont vulnérables



qui a pris les mesures nécessaires pour anticiper les catastrophes naturelles et pour protéger les biens - les habitants, leurs maisons et leurs biens, le patrimoine culturel, le capital économique - et qui est capable de minimiser les pertes physiques et matérielles causées par des événements climatiques extrêmes, des tremblements de terre ou d’autres aléas.



qui a engagé les ressources nécessaires et qui est capable de s’organiser seule avant, pendant et après une catastrophe naturelle



qui est capable de restaurer les services de base et de reprendre ses activités sociales, institutionnelles et économiques rapidement après la survenance d’une catastrophe



qui comprend que la plupart des points énoncés ci-dessus sont également essentiels pour créer des villes résilientes face aux changements climatiques.

Les rapports entre le gouvernement de la ville et les habitants sous sa juridiction les plus exposés au danger sont un facteur important pour une meilleure prévention des risques de catastrophe urbains

Le coût d’un hôpital ou d’un établissement de soins résistant aux catastrophes naturelles est négligeable lorsque la gestion du risque est intégrée dès sa conception. Pour la vaste majorité des nouveaux établissements de santé, l’incorporation d’une protection exhaustive contre les tremblements de terre et les événements climatiques dès la conception ne constitue qu’une augmentation de 4 % du coût total.12

La seconde session de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, tenue en juin 2009, a souligné les objectifs en vue de la mise en œuvre du Cadre d’action de Hyogo. Vers 2011, des évaluations nationales de la sécurité dans les établissements existants d’enseignement et de soins médicaux devraient être entreprises, et, vers 2015, des programmes d’actions concrets pour améliorer la sécurité des écoles et des hôpitaux devraient être développés et mis en œuvre dans tous les pays exposés aux catastrophes naturelles. Vers 2015, toutes les villes principales situées dans des zones sujettes aux catastrophes naturelles devront inclure et mettre en application des mesures de réduction des risques de catastrophe dans leurs codes de construction et d’occupation des sols. Des objectifs ont également été proposés pour l’évaluation des risques nationaux, les programmes municipaux de relèvement à la suite de catastrophes naturelles, les systèmes d’alerte rapide, les risques liés à l’eau et l’application de codes de construction.

Qu’est ce qu’une ville ? Pour un économiste, une ville est un moteur de croissance économique, un aménagement aléatoire de biens matériels et de gains potentiels. Pour un politicien ou pour un urbaniste, une ville est un endroit où s’établissent des connexions : un réseau de rues, de câbles électriques, de tuyauteries et d’égouts. Pour la main d’œuvre urbaine, et pour les migrants subissant l’attrait de la ville, elle offre un abri, la sécurité et une source de moyens d’existence. Pour les propriétaires et les promoteurs immobiliers, et pour les urbanistes, une ville est surtout représentée par son habitat, son parc de biens matériels. Pour les habitants d’une ville - ce qui comprend toutes les personnes ci-dessus mentionnées et bien d’autres - une ville est une arène physique et culturelle, un endroit de libertés politiques, une source de vitalité culturelle et intellectuelle. Et tout cela risque d’être dévasté par une onde de tempête, un cyclone, une éruption volcanique ou un ensemble de puissantes ondes sismiques traversant la roche de fond à une vitesse de 7 000 kilomètres à l’heure.

La résilience désigne la capacité d’un système, d’une communauté ou d’une société exposé(e) aux aléas de résister, d’absorber et de corriger les effets d’un danger, et de s’en accommoder, en temps opportun et de manière efficace, notamment par la préservation et la restauration de ses structures essentielles et de ses fonctions de base.10 On entend par urbanisation durable un processus favorisant une approche intégrée, sensible au genre et favorable aux populations pauvres, aux piliers sociaux, économiques et environnementaux de la viabilité. Elle est fondée sur la planification participative et les processus de prise de décisions, y compris la gouvernance. De manière plus spécifique, les principes de l’urbanisation durable impliquent:11 (i) Des terres, des infrastructures, des services, une mobilité et un habitat accessibles et destinés aux populations pauvres ; (ii) Un développement socialement inclusif, sensible au genre, sain et sans risques ; (iii) Un environnement sain du point de vue environnemental et faiblement consommateur en carbone ; (iv) Une planification participative et un processus de prise de décision ; (v) Des économies locales dynamiques et compétitives favorisant l’existence d’un emploi et de moyens de subsistance convenables ; (vi) Une assurance de droits non discriminatoires et équitables pour la ville ; et (vii) Des villes et des communautés délégant leurs pouvoirs pour une planification et une gestion efficaces face à l’adversité et aux changements pour construire la résilience. (ONUHABITAT Campagne pour le développement urbain durable 2009)



Haïti, Tremblement de terre 2010

11 1O 12

Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (UNISDR) (2009), Terminologie UNISDR pour la prévention des risques de catastrophe, UNISDR, Genève. OMS, OPS, UNISDR (2008), 2008-2009 Campagne mondiale pour la prévention des catastrophes « Des hôpitaux à l’abri des catastrophes ». www.safehospitals.info. ONU-HABITAT (2009) Campagne pour le développement urbain durable.

Ma ville se prépare

DIX POINTS ESSENTIELS POUR RENDRE LES VILLES RÉSILIENTES La campagne propose une liste de dix points essentiels pour rendre les villes résilientes, qui peuvent être appliqués par les maires et les gouvernements locaux. La liste s’inspire des cinq priorités du Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 : Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes, un instrument essentiel pour mettre en œuvre la réduction des risques de catastrophe. La réalisation de la totalité, ou même de certains, de ces dix points essentiels permettra aux villes de devenir plus résilientes. Faites en sorte que votre mairie et votre gouvernement local s’engagent dans ce programme! Mettre en place une organisation et une coordination pour comprendre et pour réduire le risque de catastrophe, basées sur la participation de groupes de citoyens et de la société civile. Bâtir des alliances locales. S’assurer que tous les départements comprennent leur rôle dans le cadre de la prévention et réduction des risques de catastrophe. Affecter un budget à la réduction des risques de catastrophe et attribuer des subventions aux propriétaires de maisons, aux familles à faibles revenus, aux communautés, aux entreprises et au secteur public pour qu’ils procèdent à des investissements afin de réduire les risques de catastrophes. Maintenir des données à jour sur les aléas et les vulnérabilités, procéder à l’évaluation des risques et l’utiliser comme base pour la planification du développement urbain et la prise de décisions dans ce domaine. S’assurer que ces informations et les planifications en vue de la résilience de votre ville soient facilement accessibles au grand public et amplement débattues avec lui. Investir dans une infrastructure essentielle réduisant le risque, comme les réseaux d’égouts pour éviter les inondations et s’adapter , aux changements climatiques. Évaluer la sécurité de toutes les écoles et de tous les établissements sanitaires, et l’améliorer, le cas échéant. Faire appliquer et faire respecter des réglementations sur la construction réalisables et conformes aux risques, ainsi que les principes d’aménagement du territoire. Identifier, pour des citoyens à faibles revenus, des terrains ne comportant pas de risques et développer l’amélioration des établissements informels, lorsque cela se révèle faisable. S’assurer que des programmes d’enseignement et de formation sur la réduction des risques de catastrophe sont en place dans les écoles et les communautés locales. Protéger les écosystèmes et les zones tampons naturelles afin d’atténuer les inondations, les tempêtes et autres aléas face auxquels votre ville peut être vulnérable. S’adapter aux changements climatiques en mettant en place de bonnes pratiques de réduction des risques. Installer des structures de systèmes d’alerte rapide et de gestion des urgences dans votre ville et organiser des exercices publics de sensibilisation périodiques. Après une catastrophe naturelle, s’assurer que les besoins des survivants figurent bien au centre de la reconstruction avec un soutien pour eux et pour leurs organisations communautaires afin de concevoir et d’appliquer les mesures de relèvement, y -vous compris la reconstruction des maisons et des moyens de subsistance.

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La réduction du risque urbain en tant qu’opportunité – quels en sont les avantages ? Les villes qui cherchent à réduire le risque de catastrophe de manière dynamique, pourront ainsi : •

Sauver des vies et des biens matériels en cas de catastrophe naturelle avec une réduction considérable du nombre des victimes et des blessés graves



Protéger les acquis du développement et réduire les coûts de reconstruction



Faire participer ses citoyens et la démocratie locale de façon active



Augmenter les investissements en maisons, immeubles et autres biens immobiliers, pour anticiper la réduction des pertes dues aux catastrophes naturelles



Augmenter les investissements en capitaux dans les infrastructures, y compris leur modernisation, leur rénovation et leur renouvellement



Augmenter leurs perspectives commerciales, de croissance économique et d’emploi car des villes plus sûres et mieux gérées attirent davantage d’investissements



Équilibrer les écosystèmes, encourageant l’approvisionnement et les services culturels, tels que l’eau potable et les loisirs



Bénéficer d’une population en meilleur état de santé et jouissant d’un plus grand bien-être dans l’ensemble



Bènéficier d’une meilleure qualité de l’enseignement dans des écoles plus sûres.

Le Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 : Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes Adopté au Japon en 2005 par 168 États Membres, le Cadre d’action de Hyogo vise à développer la résilience des nations et des collectivités d’ici 2015. Les cinq priorités sont tout aussi importantes pour les contextes urbains :

Faire de la prévention des risques de catastrophe une priorité dans les pratiques urbaines Connaître les risques urbains et prendre les mesures nécessaires Mettre en place un programme de compréhension des risques urbains et de sensibilisation à ceux-ci Réduire les risques urbains Préparer la ville et être prêt à agir www.preventionweb.net/english/hyogo/

Ma ville se prépare

La Campagne pour des villes résilientes Principaux objectifs de la campagne Dans cette campagne, le terme « ville » désigne les zones urbaines en général, sous la responsabilité de « gouvernements locaux » à différents échelons, qu’ils soient régionaux, provinciaux, métropolitains, municipaux ou de villages.

Le but est de parvenir à ce que, vers 2011, 100 maires soient engagés dans au moins un des Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes ; et de faire en sorte que des centaines de gouvernements locaux participants et autant de citoyens que possible s’engagent à rejoindre l’initiative destinée à assurer la sécurité des hôpitaux et des écoles.

L’objet de la campagne est de faire en sorte que les communautés urbaines deviennent résilientes et durables. La campagne incitera les gouvernements locaux à prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques auxquels sont exposées les villes en cas de catastrophes naturelles. La Campagne Pour des villes résilientes cible trois objectifs qui peuvent être atteints en construisant des partenariats à long terme : En savoir plus Mieux faire comprendre aux citoyens et aux gouvernements à tous les niveaux les avantages découlant de la réduction des risques urbains Investir judicieusement Identifier les affectations budgétaires dans les programmes de subventions des gouvernements locaux afin d’investir dans des activités de réduction des risques de catastrophe Construire avec davantage de sécurité Inclure la réduction des risques de catastrophe dans les processus de planification du développement urbain participatif et protéger les infrastructures essentielles

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“Ma ville se prépare ” est le slogan de la campagne et est un appel au ralliement de tous les maires et de tous les gouvernements locaux pour que le plus grand nombre de villes possible soient résilientes. L’appel est également lançé aux groupes communautaires locaux, aux citoyens, aux urbanistes, aux milieux universitaires et au secteur privé pour qu’ils se joignent à ces efforts. Alors que la campagne s’adresse aux citoyens qui vivent dans des zones urbaines et qui élisent les décideurs, les principaux groupes cibles de la campagne sont les maires et les gouvernements locaux de villes au profil différent (taille, caractéristique, situation géographique et risques) car ils ont le pouvoir de prendre des mesures et d’améliorer la sécurité de nos villes. La mobilisation de ces acteurs clés dans le processus de réduction des risques de catastrophe est essentielle pour parvenir à la résilience des villes. Quelle que soit la ville, le message « réduire le risque » trouvera un écho auprès de tous les citoyens dans le monde. Par exemple, Sao Paulo se prépare ! Kobe se prépare ! Istanbul se prépare ! Santa Tecla se prépare ! Engagez-vous dans l’Initiative Un million d’écoles et d’hôpitaux sûrs Les personnes se trouvant dans des écoles, des hôpitaux et des établissements de soins médicaux dangereux courent les plus grands risques lorsque survient une catastrophe naturelle. Nous pouvons améliorer la sécurité des écoles, des hôpitaux et des établissements de santé afin de résoudre le risque croissant dû aux changements climatiques et à d’autres catastrophes naturelles et provoquées par l’homme. L’Initiative parallèle « Un Million d’écoles et d’hôpitaux sûrs » de la campagne invite tout le monde à s’engager pour une école ou un hôpital et à les rendre plus sûrs maintenant. N’importe qui peut s’engager. Tout le monde peut contribuer. Portez la bonne parole, devenez un dirigeant ou un champion des écoles et des hôpitaux sûrs. www.safe-schools-hospitals.net

“ Ces dernières années, des villes du monde entier ont dû faire face à de graves menaces telles que des désastres à grande échelle et des maladies, notamment la grippe, et nous côtoyons en permanence différents risques de dangers. Compte tenu de ces circonstances, je crois que les villes doivent non seulement consacrer leurs efforts à la gestion de leur propre crise, mais également améliorer la collaboration entre les villes, les régions et les pays voisins afin de mettre en place des mécanismes d’entraide en temps de crise. Grâce à son large réseau, CITYNET a déjà commencé à promouvoir la coopération entre villes en matière de prévention des risques de catastrophe. Donnons-nous les moyens de travailler ensemble pour approfondir les relations entre villes et parvenir à vivre dans un monde résilient face aux catastrophes. ” Fumiko Hayashi, Présidente de CITYNET / Maire de Yokohama

Ma ville se prépare

Les partenaires de la campagne Le secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (UNISDR) est le coordinateur de la Campagne mondiale 2010-2011 pour la prévention des catastrophes Pour des villes résilientes, mais ses partenaires locaux, régionaux et internationaux et les villes et gouvernements locaux qui y participent sont les acteurs principaux de la campagne. Un certain nombre de maires engagés, et d’autres personnages publics de haut niveau et de gouvernements locaux « modèles » seront identifiés et permettront à l’UNISDR et à ses partenaires de promouvoir et de mettre en œuvre la campagne. La divulgation des alliances des gouvernements locaux pour la réduction des risques de catastrophe est essentielle pour l’initiative de partenariat de l’ISDR dans le cadre de la campagne. Les membres actifs de cette alliance mondiale deviendront les promoteurs de la campagne dans leurs zones d’influence. Ils s’appuieront sur les compétences des uns et des autres et apporteront leur soutien aux dimensions politique, technique et de communication de la campagne. Rejoignez l’alliance à titre de soutien en envoyant vos coordonnées à: [email protected] ou engagezvous sur le site web www.unisdr.org/campaign. L’ONU-HABITAT est un partenaire clé de la campagne avec nombre d’autres organisations des Nations Unies, associations et organisations de villes, et en particulier les United Cities for Local Governments (Cités et Gouvernements Locaux Unis), l’ICLEI et City Alliance qui soutiennent cette campagne. Des réseaux d’ONG et d’organisations sur le terrain qui participent au système de l’ISDR se sont déjà engagés. Des plates-formes ou des équipes spéciales de villes résilientes soutiendront la campagne dans les régions. En outre, la Campagne 2010-2011 Pour des villes résilientes est associée à la Campagne pour le développement urbain durable de l’ONU-HABITAT. Les deux campagnes adhèrent aux mêmes principes, contribuant à la réalisation du même objectif à long terme de développement durable. Les outils de communication et les villes participantes seront majoritairement les mêmes. L’objectif de la Campagne Pour des villes résilientes : Ma ville se prépare est de s’assurer que les principes importants du Cadre d’action de Hyogo sont intégrés dans l’environnement local. L’étape suivante consiste à convertir les discours en actions.

L’Équipe spéciale régionale d’Asie pour la prévention des catastrophes urbaines a développé des directives destinées à mettre en œuvre localement le Cadre d’action de Hyogo, afin d’aider les gouvernements locaux à devenir résilients. Elles sont déjà utilisées par les membres de l’Équipe spéciale dans leurs efforts pour améliorer les capacités nécessaires avec les officiels des villes. Un autre outil de planification visant à soutenir la réduction des risques sera développé par les partenaires de la campagne, sous la conduite de l’ONU-HABITAT et de l’UNISDR. L’amélioration des capacités et les opportunités de formation seront fournies par les partenaires et les villes participantes et seront développées plus tard au cours de la campagne. De nombreuses autres initiatives mondiales et régionales seront mises en exergue au cours des deux années que durera la campagne et un grand nombre de pratiques éprouvées de politiques concernant les risques urbains seront disponibles en ligne. Pour en savoir plus sur les activités et les partenaires de la campagne, veuillez consulter le site web www. unisdr.org/campaign

Les maires et les gouvernements locaux – les clés pour bâtir des villes résilientes Les maires et les gouvernements locaux détiennent des positions clés pour construire la résilience face aux catastrophes naturelles dans leurs communautés. Les maires sont les dirigeants du bien-être de leurs électeurs. Les gouvernements locaux proposent des services essentiels tels que les soins médicaux, l’enseignement, le transport et l’eau. Ils délivrent les permis de construire, gèrent les travaux publics et planifient et contrôlent le développement urbain, tous ces services garantissant des opportunités d’un développement plus sûr pouvant réduire la vulnérabilité d’une communauté face aux catastrophes naturelles. Les gouvernements locaux conçoivent et créent des développements concernant des millions de personnes en ville et ailleurs. La campagne appelle les maires et les gouvernements locaux à travailler avec leurs électeurs et à inclure des initiatives de réduction des risques dans leurs processus de planification urbaine afin de se préparer à de futurs aléas naturels avec confiance et en étant résilients. Les maires et les gouvernements locaux peuvent jouer un rôle important pour aider les villes à se préparer à faire face à des risques futurs. Les gouvernements nationaux, les associations communautaires et professionnelles locales, les organismes internationaux, régionaux et civils, les donateurs, le secteur privé, les milieux de l’enseignement et tous les citoyens doivent également s’impliquer. Toutes ces parties prenantes doivent jouer leurs rôles respectifs pour construire des villes résilientes face aux catastrophes naturelles, et le gouvernement local est essentiel pour en assurer la réussite.

“ La préparation aux catastrophes naturelles et la réduction des risques constituent des priorités essentielles pour diriger dans de bonnes conditions la planification, la conception, le développement et l’administration quotidienne des villes. Nos villes ont besoin de l’engagement et du soutien des gouvernements nationaux à travers des politiques nous habilitant à prendre les mesures nécessaires et décisives afin de réduire les pertes en vies humaines et autres. Grâce à une telle décentralisation permettant l’intégration d’un meilleur développement urbain, nous pourrons créer non seulement des villes, des régions et des pays durables, mais également des personnes résilientes.” Dr. Fauzi Bowo,Gouverneur, Djakarta, Indonésie

“Il est triste de constater qu’une autre ville vient de subir une grave catastrophe naturelle, en Haïti, avec des pertes en vies humaines se comptant par milliers. Cette nouvelle catastrophe confirme que cette campagne est plus urgente que jamais. Je me mets à la place des dirigeants du gouvernement local et je me dis que leur tâche ne doit pas être facile… Tout cela demande une vraie campagne pour améliorer la sécurité des villes et pour construire la résilience..” Président de District Rév. Sam Ebukele L’Kwisk (Ouganda) Les maires et les gouvernements locaux peuvent réduire les risques de la manière suivante : •

Engagez-vous et travaillez dans le cadre de la liste des Dix points essentiels, faites une déclaration publique et partagez votre expérience, les bonnes pratiques et les progrès accomplis avec les participants à la campagne et d’autres villes



Travaillez en étroite collaboration avec votre gouvernement central pour mettre en œuvre les approches prévues à l’échelon national en vue de la planification urbaine, du développement local et de la réduction des risques de catastrophe



Créez des alliances et des partenariats locaux avec vos citoyens et vos groupes communautaires



Demandez à vos universités locales et nationales de vous conseiller sur la surveillance des aléas et l’évaluation des risques et menez à bien des recherches sur les manières dont votre ville peut construire la résilience



Ciblez vos communautés pauvres et à haut risque et portez les objectifs et les messages de la campagne aux communautés sur le terrain



Mettez en place des réunions, des discussions, des exercices publics et autres activités de sensibilisation lors de la Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles ou aux dates anniversaires de catastrophes naturelles.



Utilisez la campagne et les Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes pour aborder les défis concernant les changements climatiques et votre « ordre du jour vert ».

Ma ville se prépare

Que pouvez-vous faire pour rendre votre ville plus résiliente ? Joignez-vous à la campagne ! Associations de gouvernements locaux •

Créez un partenariat avec l’UNISDR pour atteindre les autorités locales



Soutenez la mise en œuvre de la campagne à l’échelon du gouvernement local et à celui des communautés.

Gouvernements nationaux Mettez en place et favorisez des platesformes nationales pour la réduction des risques de catastrophes naturelles, auxquelles participeront plusieurs parties prenantes comprenant les gouvernements locaux ou leurs associations



Tenez compte des problèmes de gouvernance locale et d’urbanisme durable



Assurez-vous que vos ministères et vos institutions tiennent compte de la réduction des risques lors de la mise en place de leur planification et de leurs politiques





Construisez un partenariat pour des projets avec le gouvernement local, des ONG, le secteur privé, etc. pour rendre votre zone plus sûre



Partagez les connaissances et l’expérience locales avec d’autres acteurs ; soutenez les activités telles que la planification, l’évaluation des risques et la cartographie des aléas, l’entretien des infrastructures essentielles, un aménagement du territoire plus sûr et l’application des normes de construction



Collaborez à l’évaluation des progrès au moyen d’une surveillance participative.

Placez la réduction des risques de catastrophe en première ligne de votre ordre du jour







Favorisez le développement économique des zones rurales et des villes de moindre importance afin de réduire la pression d’une migration accélérée vers des zones de la périphérie et des bidonvilles à haut risque Faites de la réduction des risques de catastrophe une priorité nationale et locale et identifiez nettement les responsabilités institutionnelles pour réduire les risques à tous les niveaux.

Associations communautaires •

Engagez-vous dans la campagne et encouragez votre organisation à y participer



Favorisez un engagement actif des membres de la communauté dans la campagne, en utilisant les ressources promotionnelles et informationnelles de la campagne

ONU, organisations internationales ou régionales, ONG •

Inscrivez-vous en tant que partenaire de la campagne et engagez-vous pour aider les gouvernements locaux à construire la résilience face aux catastrophes naturelles



Efforcez-vous de développer de meilleurs outils et méthodologies pour la réduction des risques urbains dans l’un des domaines des Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes



Plaidez pour une réduction accrue du risque urbain à l’échelon local



Encouragez une plus importante implication des acteurs locaux dans le développement des politiques régionales et internationales



Renforcez les liens entre les ONG, les gouvernements locaux et les organisations communautaires.

Donateurs •

Assurez-vous que la réduction des risques de catastrophe fait partie de la planification de vos programmes et de vos affectations budgétaires et incluez-la dans les programmes d’urbanisme durable, d’adaptation climatique, de développement, de réaction aux catastrophes naturelles et de reconstruction, ainsi que dans les questions humanitaires



Financez des projets ciblant la résilience des villes face aux catastrophes.

Secteur privé •

Assurez-vous que votre entreprise n’accroît pas les risques de catastrophe ou qu’elle ne dégrade pas l’environnement



Engagez-vous dans des partenariats de projets avec votre gouvernement local ou avec les communautés locales, dans lesquels vous ferez en sorte que votre entreprise contribue à rendre votre ville plus sûre - seule une ville résiliente peut soutenir une croissance économique durable



Affectez des ressources à des projets de recherche et développement sur la réduction des risques urbains.

Milieux universitaires •

Adaptez le programme scientifique pour insister sur ce sujet primordial de recherche et faire progresser la réduction des risques urbains



Introduisez les profils de risque urbain et les processus de réduction des risques dans les cursus ainsi que dans la recherche par le biais de plusieurs disciplines comprenant la planification urbaine



Collaborez avec les gouvernements régionaux et locaux dans le cadre de projets de recherche appliquée à l’évaluation et à la réduction des risques ; testez et appliquez vos méthodes, vos modèles et vos découvertes dans l’environnement des gouvernements locaux



Mettez vos connaissances à la disposition du public et vos compétences à la disposition des gouvernements locaux et du grand public.

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Ma ville se prépare

Comment sélectionner une ville pour la campagne •



La campagne veut souligner les bonnes pratiques mises en œuvre par les villes et les succès que celles-ci ont remportés grâce aux efforts déployés individuellement afin de réduire les risques de catastrophe. Le leadership est souvent la manière la plus captivante pour que d’autres s’engagent. Le sens de la campagne est en fait de montrer ce qui peut être fait et d’éclaircir les avantages découlant de la résilience des villes face aux risques urbains. Votre ville peut devenir une Ville modèle dans le cadre de la Campagne Pour des villes résilientes. Nous voulons mettre en vitrine des Modèles de villes résilientes exemplaires qui se sont engagées et ont montré leur leadership dans la réduction des risques urbains. Il sera demandé aux Villes modèles de consacrer un peu de leur temps à soutenir la campagne de deux manières significatives : 1.

2.

Mieux sensibiliser sur les besoins des gouvernements locaux et plaider en leur faveur Promouvoir et soutenir la mise en œuvre de la réduction des risques de catastrophe dans leur pays

Ville modèle et partagez votre réussite avec le reste du monde. Les Modèles seront bien mis en évidence tout au long de la campagne. Devenez un Participant aux villes résilientes ! •

Si vous êtes un gouvernement local et que vous vous trouvez aux premières étapes de planification et de gestion de la réduction des risques, engagez-vous à améliorer la résilience et la sécurité face aux catastrophes naturelles et informez-en la Campagne.



Si vous êtes un groupe communautaire, une ONG ou un membre actif de votre ville qui souhaite s’engager et soutenir les objectifs de la Campagne et travailler avec le gouvernement local pour améliorer la résilience face aux catastrophes naturelles.

Le processus de sélection •

Devenez un Champion des villes résilientes ! •

Êtes-vous maire ou dirigeant d’un gouvernement local ? En tant que Champion et ambassadeur de bonne volonté en faveur des villes résilientes dans le monde, nommez le dirigeant d’une communauté, un maire, un gouverneur ou tout autre personnage influent de votre communauté voulant soutenir l’UNISDR et nos partenaires au cours de la campagne pour encourager, aider et en soutenir d’autres.

Devenez une Ville modèle ! •

Votre gouvernement local a-t-il déjà accompli des progrès en vue de la résilience ? Est-ce que votre ville ou votre gouvernement local veut mettre en vitrine ses bonnes pratiques en termes de résilience et de sécurité dans au moins cinq des Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes ? Votre gouvernement local veut-il offrir des opportunités à d’autres gouvernements locaux pour que ceux-ci profitent de votre expérience ? Devenez une

Pour devenir un Champion des villes résilientes, une Ville modèle ou un Participant aux villes résilientes, vous devez commencer par le processus de sélection. Vous trouverez les formulaires et toutes les informations nécessaires sur le site Web www.unisdr.org/ campaign.

Pour sélectionner une Ville modèle– villes et gouvernements locaux •

Adressez votre proposition de nomination à l’UNISDR, en expliquant pourquoi la ville sélectionnée peut servir de modèle et en démontrant les bonnes pratiques mises en place en vue de la résilience. Si votre demande est acceptée, l’UNISDR invitera la ville nommée à être officiellement désignée comme Ville modèle pour la campagne. L’UNISDR travaillera ensuite avec la ville afin d’identifier les opportunités d’activités modèles et de publier les résultats de la coopération et des bonnes pratiques pendant la durée de la campagne. Pour plus de détails, veuillez prendre contact avec [email protected]

Pour sélectionner un Participant aux villes résilientes – villes et gouvernements locaux •

Les villes et les gouvernements locaux qui souhaitent participer à la campagne mais qui n’envisageraient pas de devenir une Ville modèle peuvent plutôt s’engager en vue de l’amélioration de l’un des Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes. Un courrier du bureau du maire à l’UNISDR confirmera cet engagement et l’UNISDR inclura la ville dans la liste des Participants aux villes résilientes pour la campagne. L’UNISDR mettra régulièrement à jour toutes les villes participant à la campagne et les activités des partenaires. Des informations complémentaires sont disponibles sur www. unisdr.org/campaign.

Pour sélectionner un Champion des villes résilientes et un ambassadeur de bonne volonté •

Les partenaires de la campagne, les platesformes nationales et les conseils municipaux peuvent nommer une personne physique Champion des villes résilientes et ambassadeur de bonne volonté au cours de la Campagne 2010-2011. Il s’agit là d’une désignation non rémunérée, qui requiert de la personne sélectionnée leadership et visibilité.

importante et comprenant des discussions sur des problèmes essentiels avec des homologues nationaux et internationaux, par exemple, lier la réduction des risques de catastrophe à l’adaptation aux changements climatiques, les Objectifs du Millénaire pour le développement, des écoles et des hôpitaux sûrs et des questions financières •

Être qualifié pour recevoir le Prix Sasakawa de l’ONU 2010-2011 pour la prévention des catastrophes, qui reconnaît les exemples de bonnes pratiques et d’innovation des gouvernements locaux. Le lauréat sera associé à des événements médiatiques de haut niveau



Voir ses bonnes pratiques diffusées dans des publications, sur le site Web et dans la presse écrite, parlée et télévisée



Montrer son leadership en œuvrant pour une ville ou une commune plus résiliente et se lancer dans les premières étapes qui sont très importantes



Avoir accès aux compétences, aux partenaires, aux opportunités de formation et envisager un « jumelage » avec une autre Ville modèle



Gagner en visibilité et en prestige en vue d’un leadership politique et d’innovation

POURQUOI UN GOUVERNEMENT LOCAL DEVRAIT-IL S’ENGAGER DANS LA CAMPAGNE- QUELQUES AVANTAGES •

Sauver des vies et des moyens de subsistance au moyen d’une planification et d’une préparation adéquates



Travailler en vue d’une urbanisation durable



Assurer la protection des ressources naturelles, du patrimoine culturel urbain et de l’activité économique



Partager des compétences, participer à des événements ville-ville pour apprendre à réduire les risques de catastrophe dans des zones spécifiques, en mettant sa ville « sur la carte », ou accueillir lesdits événements



Participer à des événements ayant une visibilité

Contacts Pour en savoir plus www.unisdr.org/campaign www.preventionweb.net Email: [email protected] Réseau de la Campagne et espace de travail Global Alliance : http://groups. preventionweb.net/scripts/waPREVENTIONWEB.exe?A0=RESILIENT-CITIES